Publié 30 octobre 2011
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Il est possible de dire avec des mots mais aussi avec des gestes ou encore des images gravées, peintes, photographiées.
On peut aussi dire avec de la matière. Mais quel sens, ici, pour le regard exterieur si des mots ne viennent pas donner un titre ? c’est toute la question de l’art que l’on dit moderne.

Qui saura dire au plus juste de quoi il retourne (sens, composition, usage éventuel) ?
Les commentaires seront publiés.
Publié 14 octobre 2011
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Fin du chantier de levage (chantier de couverture avec les déborsde toiture en janvier ou fevrier). Il y a comme quelque chose qui s’achève et autre chose qui commence; comme lorsque l’on écrit un livre: lorsqu’il est entre les mains du lecteur, il est devenu lui même. La création est, dans cet ordre, sans doute pour l’homme un aperçu de ce qu’est l’accouchement pour la femme.

Mais il convenait de faire selon l’ordre des toujours qui ne s’effaceront pas tant qu’il y aura des humains pour qui le sens oriente les choix.

Et pour conclure (partiellement, les maçons commencent lundi), un message en runes…

Publié 2 octobre 2011
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Les choses vont et viennent; il est parfois necessaire de trouver des solutions comme d’utiliser le Land en palier d’echelles:


Bonne journée.
Publié 25 septembre 2011
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Vues autrement:



La complexité n’est qu’un autre regard sur les choses:

La charpente est une expression de la pensée organique: le tout est plus que l’un, c’est la fin qui explique l’origine. Ceci est applicable à la vie quotidienne. Le monde devient compréhensible lorsque nous l’interrogeons dans ce qui fait le sens et non selon les imprécations des idéologies ou des causalités. Il est toujours possible d’argumenter sur les causes, surtout à posteriori, mais pas sur le résultat. Un pommier donne des pommes et pas des poires…
Publié 25 septembre 2011
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Le monde de demain, enfin celui d’aujourd’hui, c’est ceci:

L’autre monde de demain pourrait être cela:

ou ceci:

« La révolution est comme le vent; quand elle se lève, rien ne peut l’arrêter »
Publié 21 septembre 2011
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La Grèce est en faillite, les impôts se portent à merveille, un ex futur potentiel candidat ne subit pas les affres de la justice qui serait appliquée au quidam, les valises de biftons se promènent et tous les jours on nous abreuve de commentaires pour nous faire oublier que la finance est la source de nos maux. « Ce qui est pourri, il ne faut pas le retenir, il faut le pousser. » F. Niestzchze.
La maison avance à son rythme, enfin au mien:
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Solivage de l’étage (ici partiel; il est terminé)

Double faitage: pour recevoir les chevrons porteurs et les chevrons du coffrage de toiture (l’isolation sous couverture est un béton de chaux-chanvre-pierre ponce de 23 cm…)

Arbalétriers d’arêtier et de grands pans.
A l’heure où j’écris les empanons ouest sont posés.
Sur le chantier d’à côté on pratique le « chantier participatif ». Pas d’Ursaff, pas d’assurances, pas de charge. Du black officiel dans l’exacte mesure où la main d’oeuvre est aujourd’hui un luxe. Mais quid de l’impact sur la réalité de la vie de ceux dont chaque jour est un épreuve physique ? Le chantier participatif est bien sympathiqsue mais il transforme l’oeuvrier en bénévole. Je ne suis pas certain qu’il y ait un vrai sens dans cette affaire. Juste de l’anti-système qui reste le système (si je suis contre c’est qu’il y a quelque chose pour m’appuyer).
La vraie révolte ce n’est pas d’être contre, c’est d’être ailleurs.
Publié 30 juillet 2011
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Planter un arbre au coeur de la maison pour donner du sens et rendre à l’arbre ce qu’il donne.

Déraciner un chêne pour augmenter la productivité au mètre carré.

Quel est l’homme qui a fait ceci ?

Un nain, un accro de la rentabilité, un jean foutre qui se dit paysan mais qui n’est qu’un exploitant agricole, ce qui veut bien dire ce que cela dit. Exploite la terre: la terre exploitée se révoltera. Le même qui, l’automne venu, arpentera les champs, son flingue en main, à la recherche de l’ultime lièvre et du dernier des faisans d’elevage lâché la veille. Ces soi-disant agriculteurs qui ne savent même plus ce qu’est un potager mais qui la ramènent parce qu’il ne pleut pas sur leurs terres sans arbre et leurs champs de maïs planté sur des plateaux calcaires; ceux qui pompent l’eau à 400 mètres pour arroser… Jusqu’où cela irat-t-il ? Lorsque, à la recherche du profit, les hommes auront rendu toutes les terres « gastes », il ne restera rien. Et ce sera bien ainsi. L’homme est le seul être vivant capable de détruire son eco-système. L’homme moderne n’a plus rien à faire sur cette terre. Ce qui est pourri, il ne faut pas le retenir, il faut le pousser.
Le système perdure parce que des hommes sont complices.
Le chêne devait avoir 300 ans. Requiescant in pace.
Publié 25 juillet 2011
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Le chantier c’est « la puissance en acte »

Il y a le travail et la matière. Mais il y a aussi toute la force du corps et de l’esprit déployée pour quelque chose qui sera au delà du pensable: la vie.
Pour le monde mercantile ce n’est qu’une construction.; pour l’oeuvrier c’est atteindre à l’être qui trouve là son expression de présence au monde et toute sa justification au regard de l’essence des choses.

Où sont les beaux parleurs d’eternité lorsque je m’arrache la peau des doigts sur les poutres ? où sont les grands discoureurs de métaphysique lorsque de la lisse basse à la sablière (5.7 m) il n’y que 3 mm de faux niveau et 1 cm de faux aplomb ? Je ne les vois pas, je ne les entend pas. Et c’est mieux ainsi. Ils montrent qu’ils ne sont pas d’ici; pas du monde du chantier, là où entre l’acier et la matière il n’y a pas de place pour les discours qui n’engagent personne. Ils ne sont pas du monde. Le monde je le construis. Comme d’autres avant moi.
Joie sauvage et silencieuse. Au soleil. Qu’il soit éclatant ou qu’il tombe en gouttes.
Publié 18 juillet 2011
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Lundi. Troisième semaine.

Queue d’aronde sur la poutre de décharge.

Le poteau de levage en action

Demain, levage des poteaux intermédiaires et montage des contre ventements.
« Donnez moi un point d’appui et je soulèverai le monde. »
Remerciements à Pythagore, Archimède, Euclide et aux batisseurs de cathédrales.